La Peur du Loup

Pièce chorégraphique pour une danseuse, la Bête et un environnement d'images.

 

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Chorégraphie : Nathalie Pernette
Assistée de Regina Meier

Interprétation : Nathalie Pernette

Création musicale : Franck Gervais

Création lumières : Caroline Nguyen

Direction technique : Stéphane Magnin

Création des images : Guillaume Bertrand

Création costumes : Nadia Genez

Scénographie : Daniel Pernette

Création 10 et 11 octobre 2011 à la scène nationale d'Aubusson

Coproduction (au 25 juin 2011, résidence et aide à la création) : Compagnie Pernette/association NA, Scène nationale d’Aubusson-théâtre Jean Lurçat, le théâtre de l’Espace-scène nationale de Besançon, Ars Numérica-centre européen pour les arts numériques à Montbéliard, Scènes du Jura-scène conventionnée écritures d’aujourd’hui en territoire, Culture Commune, scène nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais, le Rayon Vert scène conventionnée de Saint Valery-en-Caux. Avec la participation du DICRÉAM Ministère de la culture et de la communication, CNC, CNL. Résidence de création au Lycée Professionnel Montciel de Lons-le-Saunier et au Nouveau Théâtre, Centre Dramatique National de Besançon et de Franche-Comté.

 

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"Le loup est l’Animal qui inquiète et fascine à la fois.
Une communauté parfois inconsciente de croyances et de références, construite en partie par les contes de l'enfance, la religion catholique et d'effrayants faits-divers.
Pour cette création, l’envie est de convoquer un certain nombre de nos peurs liées au loup : crainte du surgissement de la bête, hantise d’être encerclé, dévoré, transformé, possédé.

Une angoisse et une présence que je tenterai de rendre palpable par un jeu de tensions entre la danse et un ensemble d’images en noir et blanc, à dominante graphique, projetées au sol et en fond de scène.
Des images rythmées parfois, presque musicales ou proches d'une pulsation corporelle ; des évocations de paysages en mouvements aussi, rendus presque abstraits par le jeu des contrastes ; des présences inquiétantes enfin, ombres évocatrices ou fluides répandus.

La danse jouera avec cet espace nu peuplé d'images.
Jeux cinétiques et jeux de sens.
Resserrement progressif de l'espace vital jusqu'à la disparition du corps, furtivité du mouvement, travail de "l'à peine vu" dans un paysage graphique proche du sous-bois.
"Bains" propices aux évocations et aux associations également, tels qu'un lac d'eaux noires, ou des giclées et coulures de fluides sombres sur une paroi verticale.

La danse cherchera aussi à mettre en évidence l'état de fuite, à trouver un accès à la violence comme à des transformations successives.
Sans renier mon goût pour la forme et une certaine précision gestuelle, j’explorerai plus particulièrement la variété des énergies et le rapport du mouvement à l'espace. Espaces créés par la lumière ou espaces rêvés par l'image, dans la volonté de trouver en chacun d'eux un partenaire de scène.

Course, présence immobile, hurlement, douceur…
Cet univers fantastique et fantasmagorique sera ponctué, rarement et brièvement, par l’arrivée et la présence du loup ; du vrai…
Celui que l'on craint, mais souhaite, voir sortir de la forêt…"


Nathalie Pernette