Création 2009
Pièce chorégraphique pour deux danseurs contemporains
Chorégraphie : Nathalie PERNETTE assistée de Regina MEIER
Interprétation : Magali ALBESPY et Sébastien LAURENT
Scénographie : Daniel PERNETTE
En collaboration avec Marc LERAT (réalisation, "mise en mouvement", constructions)
Création musicale : Franck GERVAIS
Lumières : Caroline NGUYEN
Direction technique : Stéphane MAGNIN
Spectacle tout public et jeune public à partir de 5 ans
Durée envisagée : 50 minutes
Création du 8 au 16 janvier 2009 au Théâtre National de Chaillot
Co-production au 9 avril 2008 : Théâtre national de Chaillot-Paris, Compagnie Pernette/association NA, Château-Rouge à Annemasse, théâtre des Bergeries à Noisy-Le-Sec, Le Rayon Vert à Saint Valéry en Caux.
À l'origine de cette création, plusieurs influences…
Le choc de la lecture de La Poétique de l'Espace de Gaston BACHELARD, tout d'abord, et sa manière de révéler les espaces minuscules et clos, voire confinés, comme les boîtes et les tiroirs.
Le plaisir toujours renouvelé de voir Der Lauf der Dinge, des plasticiens FICHLI et WEISS qui remettent magnifiquement en scène le principe mécanique des "dominos".
La scène savoureuse de la cuisine dans Mon Oncle de Jacques TATI, pendant laquelle M. Hulot se trouve aux prises avec quelques ustensiles (parfois) ultra modernes…
Ces influences, combinées à mon goût prononcé pour la miniature et la mécanique des corps, pourraient donner naissance à une pièce que j'imagine infernale et burlesque à la fois…
Ou comment deux danseurs prisonniers d'un espace vide, mais réduit, lui-même contenu dans un vaste domaine encombré, tentent de rattraper l'avalanche de conséquences (mouvements d'objets et actions physiques) induites par un premier geste malheureux.
N. Pernette.
La construction
La Maison est un projet de construction… chorégraphique.
L'organisation d'une longue série d'actions et réactions en chaîne qui font alterner le corps et l'objet, ou les entremêlent.
De diverses natures et de durées variées, ces séquences juxtaposées créeront la dynamique de l'ensemble.
Temps d'effervescence, de suspension, avalanche d'actes brefs ; il s'agira de se laisser porter par la nature des ingrédients et de passer d'un monde à un autre en toute logique… Celle induite par les actions ou par les matières elles-mêmes.
Le corps, le mouvement
Qui sont les deux personnages présents sur scène ? Sont-ils seulement parfois des humains ?
Nous éviterons toute "image figée"; pas de notion de couple, ni d'âge ni de sexe. Juste des êtres humains, des êtres actifs et parfois même des "corps matières". Nous tenterons en effet, au travers d'une recherche sur les "états du corps", d'incorporer ceux-ci au dispositif scénique comme un seul et même organisme.
États mousseux, liquide, gazeux ; corps de bois, d'acier, de gomme, qui gonflent et dégonflent, coulent, mijotent et s'enflamment… En un mot se transforment.
Des actions…
Rouler, dérouler, percuter, basculer, renverser, glisser, se répandre, rebondir, couler, verser, projeter, s'embraser, exploser, lancer, gonfler, ouvrir, fermer, tirer, lâcher, pousser, taper, vider, crachoter, coller, fondre, se rabattre, balancer…
La musique, le son
Elle sera vite omniprésente et extrêmement diverse, émanant visiblement d'un poste de radio touché aux premières minutes du spectacle.
Un poste réceptif aux moindres coups, tape et variation de climat et qui change ainsi rapidement de fréquences, d'émissions, de pays. Autant d'occasions d'accompagner ou de contrarier l'action, de la saupoudrer d'humour, de crispations ou de rêveries.