La Maison


Chorégraphie : Nathalie Pernette
assistée de Regina Meier

Interprétation : Magali Albespy ou Laurent Falguiéras et Sébastien Laurent ou Pauline Simon ou Catherine Dreyfus

Scénographie : Daniel Pernette

Création musicale : Franck Gervais

Création lumières : Caroline Nguyen

Direction technique : Stéphane Magnin

Régisseurs en tournée : Catherine Chavériat, Cyrille Hentzen

Durée : 50 minutes

Création au Théâtre National de Chaillot du 8 au 16 janvier 2009

Coproduction : Théâtre National de Chaillot - Paris, compagnie Pernette/association NA, Château Rouge à Annemasse, théâtre des Bergeries à Noisy-le-Sec, Le Rayon Vert à Saint-Valéry-en-Caux.


À l'origine de cette création, plusieurs influences…
Le choc de la lecture de La Poétique de l'Espace de Gaston Bachelard, tout d'abord, et sa manière de révéler les espaces minuscules et clos, voire confinés, comme les boîtes et les tiroirs.
Le plaisir toujours renouvelé de voir Der Lauf der Dinge, des plasticiens Fichli et Weiss qui remettent magnifiquement en scène le principe mécanique des "dominos".
La scène savoureuse de la cuisine dans Mon Oncle de Jacques Tati, pendant laquelle M. Hulot se trouve aux prises avec quelques ustensiles (parfois) ultra modernes…
Ces influences, combinées à mon goût prononcé pour la miniature et la mécanique des corps, pourraient donner naissance à une pièce que j'imagine infernale et burlesque à la fois…
Ou comment deux danseurs prisonniers d'un espace vide, mais réduit, lui-même contenu dans un vaste domaine encombré, tentent de rattraper l'avalanche de conséquences (mouvements d'objets et actions physiques) induites par un premier geste malheureux.

Nathalie Pernette


NOTE D’INTENTION

La construction


La Maison est un projet de construction… chorégraphique.
L'organisation d'une longue série d'actions et réactions en chaîne qui font alterner le corps et l'objet, ou les entremêlent.
De diverses natures et de durées variées, ces séquences juxtaposées créeront la dynamique de l'ensemble.
Temps d'effervescence, de suspension, avalanche d'actes brefs ; il s'agira de se laisser porter par la nature des ingrédients et de passer d'un monde à un autre en toute logique… Celle induite par les actions ou par les matières elles-mêmes.


Le corps, le mouvement


Qui sont les deux personnages présents sur scène ? Sont-ils seulement parfois des humains ?
Nous éviterons toute "image figée"; pas de notion de couple, ni d'âge ni de sexe. Juste des êtres humains, des êtres actifs et parfois même des "corps matières". Nous tenterons en effet, au travers d'une recherche sur les "états du corps", d'incorporer ceux-ci au dispositif scénique comme un seul et même organisme.
États mousseux, liquide, gazeux ; corps de bois, d'acier, de gomme, qui gonflent et dégonflent, coulent, mijotent et s'enflamment… En un mot se transforment.
Des actions…

Rouler, dérouler, percuter, basculer, renverser, glisser, se répandre, rebondir, couler, verser, projeter, s'embraser, exploser, lancer, gonfler, ouvrir, fermer, tirer, lâcher, pousser, taper, vider, crachoter, coller, fondre, se rabattre, balancer…


La musique, le son

Elle sera vite omniprésente et extrêmement diverse, émanant visiblement d'un poste de radio touché aux premières minutes du spectacle.
Un poste réceptif aux moindres coups, tape et variation de climat et qui change ainsi rapidement de fréquences, d'émissions, de pays. Autant d'occasions d'accompagner ou de contrarier l'action, de la saupoudrer d'humour, de crispations ou de rêveries.