La Flûte enchantée

Chorégraphie : Nathalie Pernette
assistée de Regina Meier

Interprétation : Gaëtan Brun-Picard, Arnaud Cabias, Isabelle Celer, Magali Duclos, Laurent Falguiéras, Diane Guiéké, Salomon Baneck-Asaro, Sébastien Laurent, Fabrice Taraud

Création lumières : Caroline Nguyen

Création costumes et accessoires : Laurent-Julien Lefèvre

Direction technique et plateau : Laurent Morisset

Musique : la Flûte Enchantée de W. A. Mozart (extraits de l’enregistrement effectué par le Monteverdi choir, The English baroque Soloists sous la direction de John Eliot Gardiner)

Durée : 1 h 20


Coproduction : compagnie Pernette/association NA, le théâtre Jean Vilar - Suresnes Cités Danse, le Centre National de la Danse – Pantin, le Duo Dijon – Dijon, le Théâtre - Scène nationale de Macon, l'Onde - Espace culturel de Vélizy-Villacoublay, Danse à Aix - Aix-en-Provence, le Palais des Arts - Vannes, le théâtre des Bergeries – Noisy-le-Sec.

 

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NOTE D'INTENTION

Je suis chorégraphe …. En danse contemporaine.
En réalisant Délicieuses avec 5 danseurs hip hop en janvier 2002, je ne savais pas si cette expérience resterait unique.
La création achevée et deux ans de tournée plus tard, le groupe, la compagnie et la chorégraphe ont mûri. Curiosité et intérêt ont grandi.

La compagnie tout entière, danseurs hip hop et contemporains se sont croisés, regardés, appréciés.
Chacun s’est amusé avec la danse de l’Autre. Nous avons été tentés de nous en approcher, parfois de l’imiter. Le moment paraît idéal pour provoquer la rencontre, poser un nouveau défi : faire en sorte que les deux équipes s’initient mutuellement, se mêlent et créent… Autre chose.

J’ai cherché un terrain de jeu.
Après Délicieuses et les Inventions de Jean-Sébastien Bach, l’envie de creuser les rapports de la danse hip hop à la musique classique persiste… Avec celle d’aller plus loin et de risquer l’opéra, donc de se frotter à une histoire donnée et à ses personnages, à la musique comme au chant…

J’ai choisi La Flûte enchantée de W. A. Mozart, sans hésiter et très simplement.
Parce que cet opéra relate l’histoire d’une initiation, laquelle sera au cœur de notre travail en studio et le moteur de notre spectacle.
C’est aussi l’opéra populaire par excellence…une féerie, un conte fantastique écrit pour le plus grand nombre, diversement coloré, combinant de multiples influences et formes musicales.

Une multitude de personnages, de situations, de paysages et de rebondissements …. Un terrain idéal pour une rencontre ludique. J’espère que nous réussirons un spectacle tout aussi populaire, suscitant autant de curiosité et d’intérêt auprès des amateurs de danse que de musique, des jeunes et des adultes, des spécialistes et des découvreurs.


Pourquoi danser un opéra ?

Pour lui donner une existence physique, un corps qui lui manque souvent en Occident… Un rêve d’opéra total… comme dans l’opéra chinois.
Pas de chanteur, ni d’orchestre, pourtant, mais l’enregistrement qu’a réalisé John Eliot Gardiner.
Une version tonique, rythmée, jouée sur instruments anciens, parfaitement équilibrée entre la voix et l’orchestre.

Je tenterai d’amener le public à une compréhension poétique de l’œuvre.
Pas de mot à mot ni de traduction simultanée… Mais quelques illustrations amusées tout de même.
L’essentiel sera constitué d’un va-et-vient entre des danses privilégiant l’action ou l’état intérieur d’un personnage, le récit ou l’impression.

Les rôles, enfin ne seront pas distribués de manière unique et définitive mais doublés souvent, parfois triplés et servis par le groupe tout entier.

Envie de jouer à échanger les rôles et les conditions, envie de multiplier les situations cocasses, voire absurdes vers une confusion finale et totale.

Respecterai-je l’œuvre en l’amputant de quelques airs et de tous ses passages parlés ?

Mon souci est plutôt de créer un spectacle multiple, disparate et populaire…
Un concentré multicolore.

Une Flûte enchantée.


REPÈRES

Scénographie – Lumières – Costumes


La scénographie est une page blanche.
Tapis de sol blanc, tulle blanc à la perpendiculaire du sol et à quelques mètres du fond de scène pour créer un autre espace, draperie noire à l’italienne.

Dans cet environnement, le corps des danseurs, les costumes et accessoires prendront toute leur valeur.
L’ensemble sera revélé par une lumière créant à elle seule une multitude de lieux, de moments de la journée et de climats…


A l'initiative de Pierre-André Reiso, directeur de la scène nationale de Gap, Nathalie Pernette a rencontré Raoul Lay, compositeur et chef de l'Ensemble de musique contemporaine Télémaque. De leur échange est né Flûte ! une version instrumentale du spectacle La Flûte enchantée.