SuitesPièce chorégraphique pour deux danseurs, un piano et quatre mains
Chorégraphie : Nathalie Pernette Assistée de Régina Meier Danseurs : Sébastien Laurent et Nathalie Pernette Musiciens : Gérald Budzinski et Wandrille Decaëns Lumière : Caroline Nguyen Costumes : Laurent-Julien Lefèvre Sur des musiques de Louvier, Ligety et Debussy Créé en 2001 De mars 2001 à juillet 2006 : 30 représentations dont 7 à l'étranger (Canada) Durée : 42 min Coproduction : AN-NA, La Passerelle-Scène Nationale de Gap, le Théâtre de l'Espace-Scène Nationale de Besançon, la Fondation de France dans le cadre du programme Initiatives d'artistes en danse contemporaine - Fonds pour la danse de la Fondation de France, le Ballet Atlantique-Régine Chopinot à la Rochelle et le Centre Chorégraphique National de Franche Comté à Belfort dans le cadre de "L'accueil-studio" / Ministère de la Culture et de la Communication, l'Agora de la Danse à Montréal. Comme souvent pour Nathalie Pernette, une pièce en impulse une autre, en nourrit la gestation. Le Sacre du Printemps (1999), en faisant appel à deux pianistes, défrichait un nouveau champ de réflexion. La force de la relation avec les musiciens sur le plateau, la beauté rigoureuse de leurs gestes a donné envie à Nathalie Pernette d’approfondir cet échange en chorégraphiant une "suite" au Sacre, suite qui compose une soirée cohérente autour de la musique vivante. Sous le choc de la lecture des Cahiers de Nijinski, Nathalie Pernette chorégraphie une pièce pour deux danseurs. Les traits de caractères et la personnalité du danseur russe mis à nu dans les écrits, alimentent sa recherche et aiguisent sa réflexion de femme et d'artiste. Nijinski s’attache aux détails, à l’infime et ses pensées deviennent obsessions, elles traduisent son appréhension du monde extérieur et aboutissent à un enfermement, un repli sur soi. Suites explore ce contraste entre le flux verbal de l’écriture qui conduit au vertige, à l'excès, comme à un "trop" de danse et le vide fertile ou douloureux de la solitude. (…) La danse empêchée par un jeu de tables et de chaises traduit bien l'écriture obsessionnelle et le désarroi de la solitude. Pareils à des pantins au rouage grippé, ils s'évertuent en bruitages, cris, grimaces et mouvements à la mécanique enfantine, proches du délire verbale de l'artiste russe. ” Libération, avril 2001, Maïa Bouteillet (…) Sa chorégraphie périlleuse, souvent violente, jamais tranquille implique fortement les musiciens. Une vraie réussite. Danser, mai 2001, Jacky Pailley Danse entre fin de siècle et avenir indéfini ; danse nourrie des maîtres anciens et enrichie des apports de son temps (…) C'est désenchanté, comme ça, à première vue mais il y a cette petite lumière quelque part, vive comme l'envie de jouer des enfants. L'Est Républicain |