Le Sacre du Printemps

Pièce chorégraphique pour deux danseurs, un piano et quatre mains

Chorégraphie : Nathalie Pernette et Andréas Schmid
Danseurs : Sébastien Laurent et Nathalie Pernette
Musiciens : Gérald Budzinski et Wandrille Decaëns
Lumière : Caroline Nguyen
Costumes : Laurent-Julien Lefèvre
Scénographie collective
Sur la musique du Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky (version piano à quatre mains)

Créé en 1999
De juin 1999 à juillet 2006 : 40 représentations dont 9 à l'étranger (Canada, Irlande)
Durée : 35 min

Coproduction : AN-NA, Centre Chorégraphique National de Franche Comté à Belfort dans le cadre de l'accueil-studio/ Ministère de la Culture et de la Communication. Ce spectacle rentre dans le cadre des Créatures associées du Centre Chorégraphique National de Tours.

Balancelle, amoncellement de vêtements, cercle de blé, piano à queue…

Dans cet espace scénique, à la fois sobre et empreint de mystère, les chorégraphes revisitent le mythique Sacre du Printemps. Les corps des danseurs s'opposent dans une confrontation à la musique vivante.

En scène, ils répondent d'abord en exaltant leurs différences pour mieux les combiner. En quête d'un accord fut-il imparfait, le tandem se risque à théâtraliser le lien à l'autre. Mais toujours on retrouve la même envie d'envol, le même besoin de passer au quart de tour de la brutalité à la douceur, du chaos à la forme.

Ils mettent en scène leur rupture et leurs retrouvailles dans un rituel de passage qui prend en charge le passé. Ce Sacre du Printemps est donc une épreuve à plus d'un titre : relecture d'un mythe et transmutation d'une relation...



Sans souci du livret originel, ils ont imaginé une gestuelle sous tension, anguleuse, piquée de détails à la Nijinsky (mouvements en aplats, genoux en dedans...). Dans un cercle de grains de blé, en présence des musiciens, ils sidèrent par leur rage à danser.
Le Monde, 8 juin 1999, Rosita Boisseau


On retiendra aussi le Sacre du printemps d'Igor Stravinski de Nathalie Pernette et Andréas Schmid ; fort bien dansée et mise en scène, la pièce est un hommage discret et tendre à la modernité de Nijinski.
Libération, 12 & 13 juin 1999, Marie-Christine Vernay


La belle surprise du festival est venue d'Andréas Schmid et Nathalie Pernette. Un beau défi que ce Sacre du printemps à deux danseurs, sur une réduction pour piano à quatre mains de la partition de Stravinski. Le pari est réussi. Au sol, des grains de blé dessinent un large cercle ; des cintres descend une corde qui joue les balançoires. Une scénographie, un espace volontairement réduits pour que l'on se concentre sur la violente confrontation de deux êtres passionnés.
Danser, juillet/août 1999, Jacky Pailley